Comment contester un refus de prêt ?

À l’instar de l’épargne, le prêt fait partie des produits indispensables que la banque accorde à toutes personnes éligibles. Toutefois, il est possible que votre demande de prêt fasse l’objet d’un refus. Si une institution financière arrive à cette décision, c’est qu’après une évaluation, vous présentez un risque pour elle, notamment le non-remboursement de crédit. Quelles sont les causes de cette décision et comment y faire face ?

Les causes d’un refus de prêt

Le premier critère que la banque exige avant de conclure un contrat de prêt est la santé. Elle réclame également que vous soyez assuré contre le décès, l’invalidité et l’incapacité de travail. Si vous n’avez pas la couverture de l’assurance en raison d’une maladie, d’un handicap, ou d’un problème de santé, il est fort probable que la banque refuse votre prêt. En revanche, il n’existe aujourd’hui aucune loi interdisant le refus d’assurance pour raison de santé.

Il y a aussi d’autres paramètres avant qu’une banque accorde un prêt, en l’occurrence l’apport personnel, les revenus, la capacité d’endettement, la gestion de compte, etc. Ces derniers peuvent impacter votre capacité de remboursement et obligent votre banque à ajourner votre dossier ou peut-être même le refuser. Les établissements financiers seront capables de découvrir votre situation dans les autres banques en regardant tout simplement votre tableau prévisionnel.

Les dispositions à prendre en cas de refus d’un prêt

Vous avez le droit de contester un refus de prêt. Faites une demande par écrit et envoyez-la en recommandé avec accusé de réception. Le courrier doit être précis et montrer que les motifs du refus sont infondés. Vous pouvez par ailleurs joindre toutes les pièces justificatives nécessaires pour appuyer votre dossier.

Si le refus provient d’une raison de santé, réclamez les preuves auprès de votre assureur. Vous avez la possibilité de demander à votre banquier d’appliquer la convention AERAS. Cette dernière est signée par l’État, les établissements financiers et les assureurs. Il s’agit d’un accord qui a pour but de chercher une solution alternative si votre prêt est refusé pour des raisons de santé.

L’importance du profil de l’emprunteur

Les institutions financières prennent en compte votre profil avant d’octroyer un prêt. Il devra être stable. Vous devez éviter tout incident qui pourrait nuire à votre image financière comme les découverts réguliers, les dépenses exhaustives ou la parution de votre nom au fichier de remboursement des crédits aux particuliers.

En général, vous ne pouvez pas emprunter si votre taux d’endettement dépasse les 33 % de vos revenus nets mensuels. En d’autres termes, si les mensualités que vous envisagiez de rembourser sont au-dessus de vos moyens, l’établissement prêteur refuse votre prêt. Si vous avez un taux d’endettement trop élevé, votre chance d’obtenir un nouveau prêt diminue.

Le rachat de crédit : une solution pour le surendettement

Le surendettement est l’un des facteurs essentiels que la banque considère si vous voulez faire un emprunt. Il peut présenter un risque et conduit la décision d’un établissement financier à refuser un prêt. Toutefois, il est primordial que vous apuriez vos prêts précédents si vous souhaitez en obtenir un autre. Pour cela, le seul moyen est de le faire racheter.

  • Le rachat de crédit réduit vos échéances et par la même occasion votre taux de surendettement.
  • Le rachat augmente votre pouvoir d’achat, car vos mensualités sont moins élevées et le prêt est à un taux abordable.

Vous pouvez également demander un allongement de la durée de remboursement ainsi qu’un allègement des charges mensuelles. L’emprunteur vous offre ainsi, par le biais d’un rachat de crédit, plusieurs avantages, notamment la simplification de la gestion des remboursements grâce au regroupement des crédits dans un seul contrat.

Changer de banque pour obtenir un crédit immobilier ?

Il est parfois difficile d’obtenir un crédit suivant votre profil emprunteur. Si votre banque actuelle vous refuse le prêt immobilier que vous souhaitez, rien ne vous empêche de regarder chez la concurrence. Vous pouvez même en profiter pour ouvrir un nouveau compte bancaire dans une nouvelle banque, si vous le souhaitez. Grâce à la loi concernant la mobilité bancaire (du 6 août 2015), la démarche est très simplifiée. Il est possible de se renseigner sur la loi pour changer de banque à cet endroit, si cela vous intéresse.

Pour en revenir au changement de banque dans le but d’obtenir un crédit immobilier, la comparaison est essentielle. Vous pouvez le faire vous-même en utilisant des comparateurs en ligne. Vous pouvez aussi vous rapprocher d’un courtier immobilier. Cela peut être une bonne solution si vous avez besoin de conseils pour améliorer votre dossier. Ainsi, vous aurez plus de chance d’obtenir un accord. 

Quelle que soit la manière dont vous vous y prenez, vous devez étudier tous les types de prêts auxquels vous pouvez prétendre. En effet, suivant votre profil, vous pouvez cumuler plusieurs crédits, comme :

  • le prêt épargne logement à partir d’un plan épargne logement (PEL)
  • le prêt épargne logement à partir d’un compte épargne logement (CEL)
  • le prêt à taux zéro (PTZ)
  • le prêt conventionné
  • le prêt d’accession sociale (PAS)

A cela, vous devez aussi comparer l’assurance emprunteur. En effet, même si dans les textes de loi, rien ne la rend obligatoire, en réalité, les banques n’acceptent pas de vous prêter l’argent pour acheter un bien immobilier, sans souscrire cette assurance. Vous allez donc la payer durant toute la durée de votre crédit. Même une variation minime du taux peut vous faire réaliser de belles économies. Vous devez être vigilant avant de la choisir.